Présentation
Née le 31 décembre 1973 à Koumbia dans la province du Tuy, Yarohan Yvette Zombré Boni intègre la Police nationale du Burkina Faso en 1996. Dès le début de sa carrière, elle se distingue par son professionnalisme et son engagement dans les missions de sécurité publique et de police judiciaire. Elle exerce successivement au Commissariat central de Bobo-Dioulasso entre octobre 1996 et février 1998, puis au Commissariat central de Tougan dans la province du Sourou de février 1998 à mars 2000. Entre avril 2000 et octobre 2001, elle sert à la section de police judiciaire du Commissariat central de Bobo-Dioulasso. De septembre 2003 à octobre 2006, elle travaille au service informatique de la section de police judiciaire de la même ville. Elle poursuit ensuite sa carrière comme Chef de la Brigade économique et financière du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Bobo-Dioulasso d’octobre 2008 à septembre 2011. En février 2014, elle est nommée Chef de Division de la police économique et financière à la Direction de la Police Judiciaire, fonction qu’elle occupe jusqu’en septembre 2015. Elle joue également un rôle important dans la promotion des femmes dans les forces de sécurité. Entre 2015 et 2018, elle est vice-présidente puis présidente de l’Association des femmes de la police du Burkina Faso, contribuant au recrutement et à la promotion des femmes dans la police nationale. Sur le plan international, elle sert au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) entre 2016 et 2019. Elle y occupe plusieurs fonctions, notamment officier de police individuel, cheffe d’équipe de formation en police judiciaire, assistante investigatrice au Bureau du contrôle interne de la mission (OIOS) et point focal genre pour la Police des Nations Unies. Depuis 2019, elle travaille en République centrafricaine comme Officier de protection (Associate Field Case Officer) auprès du bureau de Bangui de la Cour pénale internationale (CPI), chargée de la protection des témoins et des victimes. Admise au concours professionnel de commissaire de police en 2011, elle sort major de sa promotion en 2014. Très engagée dans les questions de protection des victimes, elle est également formatrice sur les thématiques de la protection des témoins et victimes et sur les abus et exploitations sexuelles. Elle est par ailleurs présidente du réseau des femmes de la police de la MINUSCA et présidente de la communauté burkinabè vivant en République centrafricaine.