Victor DÉMÉ
Description
Victor Démé a hérité de la musique par sa mère, une griotte sollicitée pour les grands mariages et les baptêmes à Bobo-Dioulasso dans les années 60. Elle lui a légué cette voix poignante. En grandissant, il se forge une réputation dans les clubs ivoiriens, notamment au sein du fameux orchestre Super Mandé, mené par la star Abdoulaye Diabaté. Il rentre au Burkina vers 1988 pour profiter d’un nouvel élan national. Démé a alors 26 ans, et sa fougue musicale déborde de vigueur. Il gagne plusieurs micro-crochets, dont le concours du Centre Culturel Français de Bobo-Dioulasso organisé en partenariat avec RFI en 1989, et le premier prix de la Semaine National de La Culture dans sa catégorie, en 1990. Il se fait recruter successivement par de grands orchestres, dont l’Echo de l’Africa et surtout le Suprême Comenba qui rythme les nuits de Ouagadougou. En 2005, il rencontre Camille Louvel à Bobo-Dioulasso, qui devient gérant d’un bar-concert associatif à Ouagadougou2. En 2007, Camille Louvel et le journaliste David Commeillas, en reportage à Ouagadougou, produisent le premier album de Victor Démé sous le label parisien Chapa Blues Records (du nom d’une bière de mil du Burkina) fondé pour lui. Le disque se vend à 40 000 exemplaires.
À 46 ans, Démé y enregistre donc une mosaïque singulière de mélodies folk-blues, de petites romances mandingues intimistes, et d’influences latines, salsa et flamenco. En language dioula, «Burkina Mousso » est un hommage à toutes les femmes burkinabés «ayant construit ce pays de leurs mains » comme le chante Démé.
Ses textes appellent à la solidarité nationale (« Peuple Burkinabé »), prônent la tolérance envers son prochain (« Djôn’maya »), et tissent des hymnes à la grâce féminine («Sabu »). Le menu s’achève sur deux titres de musique traditionnelle mandingue, et ce disque éponyme présente ainsi au public toute la richesse de son répertoire. Victor Démé, album le 25 Mars 2008 chez Chapa Blues Rec./ Soundicate, distribution PIAS.
Son single Djôn’maya remixé en 2014 par Synapson, duo électro, rencontre un succès inattendu sur YouTube. Son fils Simon, en est le chanteur et bruiteur4 et le fait connaître à un large public.
Albums
- Yafaké, album , 2015 (label : Chapa Blues Records)
- Deli, album , 2010 (label : Chapa Blues Records)
- Victor Démé, album , 2008 (label : Chapa Blues Records)
Collaborations
- 2013 Namara, de Yizih (label : La Maîtresse du Vent)
- 2016 : Le titre Yakafé est entendu deux fois dans le film Quand on a 17 ans de André Téchiné (2016), une première fois au chapitre « Deuxième trimestre » et en clôture du film.
- 2017 : Reprise du morceau Djon maya maï par Bengous adapté en Tié la famille !
2020 : Le titre Djon Maya est entendu dans la scène finale de l’épisode 6 de la série Il a déjà tes yeux.
Détails

Statut
Artiste, Chanteur, Interprète, Guitariste
Date et lieu de naissance
1962 (Burkina Faso)
Date de décès
21 septembre 2015 (Bobo-Dioulasso)
Nationalité/Citoyenneté
Burkinabé
Domaine d’excellence
Musique moderne
Étendue du domaine d’excellence
National, International
