Patrick Gomdaogo IlBOUDO

Patrick Gomdaogo IlBOUDO

Description

Patrick Gomdaogo Ilboudo  a été un écrivain qui, a su, par ses nombreux écrits monter au  firmament de la littérature burkinabé. Ce qui lui a valu l’obtention de  nombreux prix au plan national et international. Après avoir fréquenté  l’école primaire publique de Baoghin  puis le collège privé Laurent  Gilhat (actuel Lycée Saint-Joseph), Patrick G. Ilboudo dut interrompre  ses études secondaires après le BEPC pour travailler afin de payer les  classes suivantes qu’il acheva au Collège privé Volta (actuel Groupe  scolaire le Plateau) par l’obtention de son baccalauréat en 1975. Il  s’inscrit ainsi à l’Université de Ouagadougou au département de Lettres  modernes d’où il obtient sa licence en 1978, puis une maîtrise en 1979  avant de rejoindre “l’Institut français de presse” (IFP) de Paris qu’il  fréquente pendant l’année universitaire 1979-1980.

 En 1983, Patrick  G. Ilboudo soutient sa thèse de doctorat du 3e cycle en Sciences de  l’information et de la communication à l’Université Panthéon-Asas avec  pour thème “La politique française vue par les journaux africains à partir de Ehuzu, Fraternité matin, L’Observateur Paalga et Jeune  Afrique”.

Après avoir connu une vie scolaire et  universitaire très  mouvementée, il a dû interrompre pour travailler en tant que  manutentionnaire et percepteur.

Malgré tout, il ne s’est jamais retrouvé au bout de ses forces. Après sa thèse de doctorat, Patrick G. Ilboudo a  été sollicité par l’hebdomadaire international” Jeune Afrique” mais il a  préféré rentrer au Burkina Faso pour faire valoir ses connaissances.  Après beaucoup de péripéties, il a été ainsi nommé en 1983 comme  assistant à l’Institut africain d’études cinématographiques (INAFEC) à  l’Université de Ouagadougou. Il enseigna à l’INAFEC jusqu’en juillet  1985 date à laquelle il est nommé à la représentation de l’UNICEF à  Ouagadougou comme chargé à l’information.

Très tôt sensibilisé aux problèmes de la société à travers sa propre expérience, Patrick G. Ilboudo a voulu se mettre au service de l’homme. C’est ainsi qu’en 1983, il créa le Mouvement voltaïque contre le racisme et pour l’amitié entre les  peuples (MOVRAP).

En 1984, le MOVRAP devient MOBRAP lorsque la Haute-Volta devenait Burkina Faso. Le MOBRAP a été le premier mouvement  associatif à caractère humanitaire international au Burkina.

En tant  qu’homme de lettres, Patrick Ilboudo est venu naturellement dans  l’écriture. En effet, outre sa formation universitaire, les problèmes de  la société burkinabé lui ont servi de sources d’inspiration. Ces  problèmes tournaient autour de l’injustice, de la corruption de la  pourriture. Patrick Ilboudo fut de cette génération pour qui il faudrait faire un  “toilettage” de la société. Ce terme sera repris dans son roman “Les  carnets secrets d’une fille de joie” publié en 1988.

En 1990,  Patrick Ilboudo a initié la création au Burkina Faso, de la Mutuelle pour l’union et la solidarité des écrivains en abrégé (MUSE) et ce, avec d’autres écrivains notamment Norbert Zongo, Ignace A. Hien… Avec comme président-fondateur Patrick Ilboudo,  la MUSE avait pour objectif  principal de régler l’épineux problème d’édition des œuvres.

Auteur de l’hymne national du Burkina Faso, Patrick G. Ilboudo à tiré sa révérence le 28 février 1994 à l’âge de 43 ans.

Œuvres

  • Les Toilettes : 1er prix de la série « nouvelle » au 1er prix national des arts et lettres en 1983 ;
  • Le Procès du Muet : obtient le 2e prix de la 1re édition au grand prix sidwaya en 1986 ;
  • Les carnets secrets d’une fille de joie.- Ouagadougou : La Mante, 1988
  • Le Vertige du trône : 1er prix de la 1re édition du grand prix du meilleur roman de l’imprimerie national du Burkina en 1990 ;
  • Le Héraut têtu : Grand prix littéraire d’Afrique noire de l’ADELP en 19922.

 

Prix et distinctions

En 1992, il reçoit le Grand prix littéraire d’Afrique noire, pour son ouvrage, Le Héraut têtu.

Détails

Statut
Ecrivain

Date et lieu de naissance
18 février 1951 à Bilbalgo à Ouagadougou (Burkina Faso)

Date de décès
28 février 1994, Paris, France

Nationalité/Citoyenneté
Burkinabé

Domaine d’excellence
Littérature

Étendue du domaine d’excellence
National et international

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *