Présentation
Michel Bossofa Somé est un réalisateur télévisuel et concepteur-producteur burkinabè qui a profondément marqué l’histoire de l’audiovisuel au Burkina Faso. Passionné de culture et de musique, il fait partie des pionniers du petit écran dans le pays des hommes intègres. Après des études au Hesbjerg Peace Research College à Odense au Danemark, il obtient en 1982 une licence ès sciences et techniques de l’audiovisuel, option création, à l’Institut Africain d’Éducation Cinématographique de Ouagadougou (INAFEC). Le 17 janvier 1983, quelques mois avant la Révolution d’août, il intègre la Télévision nationale, alors appelée « Volta Vision ». Très vite, son intérêt marqué pour la culture et la musique attire l’attention des responsables de la chaîne nationale et du président Thomas Sankara, qui lui confient la réalisation de documentaires, d’émissions culturelles et de clips vidéo. Il se consacre alors à la production de nombreux clips pour de grands artistes burkinabè tels que Tidiane Coulibaly, Maurice Simporé, Jumas Sandwidi, Nick Dombi, Ouango Roger, Salambo, ou encore Abdoulaye Cissé. Grâce à cette initiative, il contribue à démocratiser l’accès des musiciens burkinabè aux supports vidéo et à renforcer leur visibilité. Michel Bossofa Somé est également l’initiateur de deux émissions majeures de la Radio Télévision Nationale du Burkina : « Télé Agenda », dédiée à la présentation des programmes de la télévision, et « Reem Doogo », une émission de variétés musicales très populaire. Il mène également un plaidoyer important pour la promotion de la musique burkinabè, réussissant à faire diffuser jusqu’à 90 % de musique nationale sur les antennes de la télévision publique. Avant même sa carrière télévisuelle, Michel Bossofa Somé était déjà actif dans la musique en tant qu’auteur-compositeur et interprète. Entre 1972 et 1977, ses œuvres musicales étaient diffusées sur Radio Volta (aujourd’hui Radio Burkina), où elles ont marqué toute une génération. Après une longue carrière consacrée à la promotion de la culture burkinabè, il prend sa retraite en 2013. Il nourrit néanmoins le projet de créer dans le sud-ouest du Burkina Faso un centre sous-régional de formation dédié aux métiers du cinéma, de l’audiovisuel, du showbiz, du théâtre et de la musique.