Lassiné DIAWARA
Description
Lassiné Diawara est un opérateur économique incontournable du Burkina Faso. Il dirige plus d’une dizaine de sociétés et gère un important patrimoine immobilier à Ouagadougou et Abidjan, ainsi qu’en région parisienne.
Cet entrepreneur discret est aujourd’hui président du conseil d’administration de la Mabucig – la Manufacture burkinabè de cigarettes –, de SDV Burkina (logistique) du Groupe Bolloré, et de Bank of Africa Burkina Faso (BOA-BF).
Mieux encore, il détient 5 % des parts des deux premières et 10 % de la troisième.
Vice-président de la Société africaine de produits phytosanitaires – la Saphyto, une filiale du groupe Arysta Life Science France –, dont il est propriétaire à hauteur de 17 %, et président-directeur général de la SCI Amila, une société immobilière qu’il a créée de toutes pièces.
Titulaire d’une maîtrise de gestion obtenue à Lomé, Lassiné Diawara est propulsé secrétaire général adjoint de la Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Haute-Volta (CCAIHV) en 1974. Trois ans plus tard, il est chargé de doter la Haute-Volta d’un débouché maritime à Lomé. Il parvient à organiser avec succès le commerce entre les deux pays.
Signe d’une époque, en 1983, la carrière de Diawara dans l’administration connaît un brutal coup d’arrêt lorsque Thomas Sankara arrive au pouvoir. Suite à cette traversée du désert, il se tourne vers la fonction publique sous-régionale et intègre la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEAO) en 1985. Recruté comme économiste en charge de la promotion du secteur privé, il est amené à rencontrer régulièrement les dirigeants de grandes multinationales occidentales telles que Castel, Saga, CFAO ou Bolloré.
Parallèlement, dès l’ouverture démocratique, M. Diawara s’investit dans les réformes libérales entreprises par le gouvernement du Faso. Au début des années 1990, il participe à la mise en place d’une nouvelle Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat (CCIA), désormais débarrassée de la tutelle étatique. Son engagement de tous les instants lui vaut de devenir, en 2001, le premier vice-président de la CCIA, mais aussi président du Scimpex, le puissant Syndicat des commerçants importateurs et exportateurs.
Dans la sous-région, l’homme d’affaires s’est également déployé. Avec le soutien du Groupe Bolloré, il a fondé en Côte d’Ivoire la Société anonyme de gestion et d’investissement (Sageci), qui consacre l’essentiel de ses activités à des tâches de manutention dans le port d’Abidjan. Au Mali et au Niger enfin, il est actionnaire, respectivement à hauteur de 15 et 20 %, de deux sociétés spécialisées dans la fabrication d’engrais et d’insecticides : Mali Protection des Cultures (MPC) et Agrimex.
Désormais, Lassiné Diawara entend, à bientôt 60 ans, se recentrer sur les secteurs d’activité qui ont fait sa notoriété. La banque, les cigarettes et la filière transport-logistique, constitueraient ses axes de prédilection. Avec la reprise de l’extraction industrielle de l’or au Burkina Faso, l’homme d’affaires place aussi beaucoup d’espoir dans le développement de l’activité aurifère. A partir de 2010, les quelque 10 tonnes annuelles de minerai qui seront extraites du territoire national nécessiteront un soutien logistique en vue de leur acheminement. Une donnée macroéconomique qui n’aura sans doute pas échappé à cet analyste hors pair.
Détails

Nom : DIAWARA
Prénom : Lassiné
Statut : Homme d’affaires (Opérateur économique)
Date et lieu de naissance : 23 janvier 1949 à Bobo-Dioulasso / Burkina Faso
Nationalité/Citoyenneté : Burkinabè
Nom du domaine d’excellence:Citoyenneté et panafricanisme
Étendue du domaine d’excellence : national, continental, international
