Jean Baptiste KIETHEGA

Jean Baptiste KIETHEGA

Description

Premier professeur titulaire en Archéologie et en Histoire, le Professeur Jean-Baptiste KIETHEGA est un chercheur infatigable, payant de sa personne sous le soleil implacable du Sahel avec des températures dépassant souvent les 40 degrés à l’ombre, forçant l’admiration mais aussi l’impatience puis l’énervement de ses étudiants, collègues et amis moins engagés que lui et désireux de prendre un repos bien mérité devant une bière bien fraîche. L’accumulation de toute cette fatigue au fil des décades eut raison de sa robustesse et son corps commença à en ressentir les contrecoups quelques années avant sa retraite.

Sa grande rigueur et son intransigeance lui attirèrent bien des ennuis et des incompréhensions de la part de ses détracteurs jusqu’au sein du laboratoire qu’il avait monté et désormais tenu par la relève qu’il avait formée.

Il a ’’forgé’’ l’Ecole ouest africaine d’archéologie grâce à la formation doctorale soutenue par son laboratoire. Le projet initial, soutenu par les archéologues ouest-africains réunis au sein de la WASA, était de faire de cette école doctorale un centre d’excellence chargé de la formation des archéologues ouest-africains. Tout marcha bien quelques années et les étudiants venaient d’Abidjan, Cotonou, Dakar, Lomé se former à Ouaga.

Le Pr Jean-Baptiste Kiethéga a contribué au développement de l’archéologie au Burkina et à l’essor de la recherche en paléo métallurgie. L’intérêt qu’il accorda à la production ancienne du fer a permis de faire de ce terrain l’un des mieux traités par l’archéologie Burkinabè. En plus de la cartographie des provinces métallurgiques, le domaine bénéficie d’un grand nombre de datations radio carbone qui montrent une ancienneté de la production du fer au Burkina Faso. Le nombre de mémoires soutenus, la production scientifique dans le domaine et les programmes de recherche développés autour de la métallurgie ont fait du Burkina Faso un épicentre de la recherche sur la production ancienne du fer en Afrique de l’Ouest. Ainsi il a contribué à l’étude de la paléo métallurgie du fer mais aussi les grandes avancées scientifiques sur la question.

 

Au plan national, au-delà des innombrables services rendus pendant 42 ans à l’enseignement, le Professeur Jean-Baptiste KIETHEGA a apporté une immense contribution à la culture burkinabè. Il prend sa retraite en 2010.

En 2017, il témoigne de son action pour l’inscription du site de Loropéni au patrimoine mondial de l’UNESCO à travers une recherche scientifique menée méthodiquement et qui a permis l’inscription des ruines de Loropéni au patrimoine mondial de l’UNESCO en juin 2009.

 Il a été honoré d’un Prix Prince Claus en 1998 pour ses progrès en archéologie.

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « la métallurgie lourde du fer au Burkina, 2009 ; l’or de la Volta noire : archéologie et histoire de l’exploitation traditionnelle, 1983.

Détails

Nom : KIETHEGA   

Prénom : Jean Baptiste

Statut : Professeur titulaire en Archéologie et en Histoire

Date et lieu de naissance : 10 mai 1947

Date de décès : 5 août 2020 à Ouagadougou / Burkina Faso

Nationalité/Citoyenneté : Burkinabè

Nom du domaine d’excellence:Sciences et savoirs endogènes

Étendue du domaine d’excellence : national, continental, international

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