Baba HAMA
Description
Baba HAMA est reconnu comme un grand journaliste et un grand homme de culture. Dans le domaine de la culture, l’homme jouit d’une bonne renommée notamment à travers la littérature et le cinéma. Mais il a d’abord fait ses armes en tant que comédien au sein de la troupe Atelier théâtre voltaïque (ATV) devenue Atelier théâtre burkinabè (ATB), de 1980 à 1990, avant de passer à l’écriture de pièces de théâtre radiophonique pour le compte de la Radiodiffusion nationale du Burkina. Comme journaliste, Baba HAMA est diplômé de l’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille en France depuis 1986. Plusieurs autres formations et stages effectués sont venus renforcer son profil au point de faire de lui un grand journaliste et un grand communicant :
– séminaire international sur les principes du journalisme américain (USA, du 20 février au 30 mars 1990) ;
– journées nationales de l’information et de la communication (Bamako, du 19 au 24 décembre 1991) ;
– séminaire sur le droit d’auteur en journalisme (Conakry, du 26 novembre au 1er décembre 1991) ;
– séminaire sur le management dans le développement des organismes de radiodiffusion (Cotonou, du 17 novembre au 4 décembre 1992) ;
– stage de formation de formateurs en journalisme de radio (Pays-Bas du 13 septembre au 8 octobre 1997).
Les études supérieures et les formations spécifiques au journalisme s’appuient sur un socle solide fait d’études supérieures en lettres menées antérieurement à l’université de Ouagadougou et soldées par une maîtrise décrochée en 1984. C’est fort de ce profil qu’il a mené la carrière au cours de laquelle il a occupé de hautes fonctions dans les strates de sa profession.
– 1985 – 1986 : Animateur à RADIO-BOOMERANG à Roubaix (France)
– 1985 – 1986 : Rédacteur à TUTTI, bulletin régional d’information musicale de la région Nord-Pas-de-Calais, édité par l’ASSECRAM, Lille (France) ;
– 1986 – 1987 : Journaliste pigiste à la Radiodiffusion Nationale du Burkina ;
– 1987 – 1988 : Journaliste reporter à la Radiodiffusion Nationale du Burkina ;
– 1988 – 1989 : Rédacteur en chef adjoint de la Radiodiffusion Nationale du Burkina ;
– 1989 – 1992 : Rédacteur en chef de la Radiodiffusion Nationale du Burkina ;
– 1992 – 1994 : Directeur de la Radiodiffusion Nationale du Burkina ;
– 1994 – 1996 : Secrétaire Général du Ministère de la Communication et de la Culture ;
– 1996 – 2008 : Délégué général du FESPACO ;
– 2008 – 2009 : Directeur de cabinet du Ministre d’État, Ministre de la santé ;
– 2009 – 2011 : Directeur de la communication de la Présidence du Faso
– 2011 (Janvier-Avril) : Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement ;
– 2011- 2014 : Ministre de la Culture et du Tourisme ;
On peut aisément constater que depuis 1986 où il a commencé comme pigiste à la radio nationale, Baba HAMA n’a fait que gravir les échelons jusqu’à occuper les plus hautes fonctions tant au niveau de la communication qu’à celui de la culture, en l’occurrence celles de ministre. Ce parcours sans cesse ascendant jusqu’au summum de la profession est révélateur des compétences manifestes qui caractérisent ce grand homme de media. Baba HAMA, c’est le journaliste qui a su faire du journal parlé plus qu’un moment d’informations, un moment de plaisir. Avec Baba HAMA, la parole est d’abord musique. La brièveté de ses formules introductives, sa voix veloutée au timbre limpide, support d’une élocution phonatoire parfaite, sa remarquable éloquence qui en résulte ont contribué à bâtir son succès et à donner une identité à la radio. À cette clarté de la diction s’ajoutent un sens de l’humour, une riche culture et une force de l’argumentation qui ont fait le bonheur de nombreux auditeurs au début de la décennie 1990 à travers par exemple l’émission « Challenge au micro » et le magazine culturel « Kumakan ». En tant que journaliste et homme de communication, Baba HAMA est une référence en communication en Afrique de l’Ouest francophone.
Sur le plan littéraire, sa carrière n’en est pas moins brillante. En effet, Baba HAMA a aussi excellé en création littéraire, à en juger par les prix reçus et le nombre de ses publications.
– Prix littéraires
Grand prix national des arts et des lettres section NOUVELLE en français, Semaine Nationale de la Culture, Bobo 1986 ;
Grand prix national des arts et des lettres section NOUVELLE en français, Semaine Nationale de la Culture, Bobo 1990 ;
Finaliste du 15e concours théâtral interafricain de Radio France Internationale (RFI) avec la pièce La parcelle de terre, 1988 ;
Deuxième prix national des arts et des lettres section ROMAN en français, Semaine Nationale de la Culture, Bobo 1994.
– Publications
Lamordè (roman), Editions Presses Universitaires de Ouagadougou (PUO) 2005 ; Editions l’Harmattan 2015 ;
Encens et myrrhe (nouvelles), Éditions Presses Universitaires de Ouagadougou (PUO) 2007 ; Réédité par les Editions l’Harmattan 2015 ;
Kalahaldi, La patte de charognard (roman), Éditions Presses universitaires de Ouagadougou (PUO), 2008 ; réédité par les Éditions l’Harmattan en 2014 ;
Blaise COMPAORÉ, un artisan de la paix (récit), Éditions Kraal, 2014 ;
Les amants de Lerbou (roman), Éditions l’Harmattan 2014 ;
Atikou le revenant de Bafélé (roman), Éditions l’Harmattan 2016 ;
Sambaré, une histoire, deux vies (récit), Éditions l’Harmattan, 2021
Les chants du coq de Tori (roman), Éditions l’Harmattan, 2022 ;
Lumière de Guinal (roman), Éditions l’Harmattan, 2024
Cette bibliographie bien que fournie n’est que le reflet d’une partie des activités littéraires de l’immense homme. En effet, Baba HAMA n’est pas de ces écrivains qui se contentent d’écrire ou de publier des livres et de rester en marge de l’animation de la vie littéraire de leur pays. Baba HAMA s’implique fortement dans la construction idéelle de son pays et au-delà par la participation aux événementiels, aux colloques et autres activités littéraires et culturels. Aussi est-il de bon ton de greffer à ces ouvrages publiés, des participations à des colloques et à des jurys littéraires, tant l’homme est d’une constante disponibilité. À titre illustratif, il a été membre du jury du Grand Prix littéraire de la Foire Internationale du Livre de Ouagadougou (FILO) en 2023, il a participé au colloque littéraire de la SNC 2022 (tenue en 2023) à travers une communication intitulée : « La dynamique des expressions artistiques : espaces de promotion et de diffusion des produits burkinabè dans le contexte de mondialisation », et lors de la SNC 2024, il a co-animé une conférence initiée par le Conseil Supérieur de la Communication sur le sujet, « Régulation des médias et promotion culturelle, enjeux de souveraineté ». Il a en outre participé à plusieurs jurys de cinéma et de festivals, au Burkina et à travers le monde.
– Membre du jury de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), 23 février – 2 mars 2019
– Membre du jury du 20e Festival international du film d’amour de Mons, Belgique (13 – 20 février 2004) ;
– Membre du jury du 40e Festival dei popoli de Florence, Italie (12-18 novembre 1999) ;
– Président du jury du 8e Festival du cinéma africain de Milan – Italie (20-26 mars 1998);
– Membre du jury Tiger Awards du 27e Festival International du Film de Rotterdam Pays-Bas (28 janvier – 8 février 1998) ;
– Membre du jury du 17e Festival International du Film d’Amiens France (6-20 novembre 1997).
Malgré le nombre impressionnant de ses participations aux jurys, Baba HAMA ne se cantonne pas à l’évaluation, activité en amont. Il sait aussi jouer des rôles en aval. Ces participations lui confèrent certes une expérience, mais révèlent surtout un savoir-faire qui ne passe pas inaperçu et qu’il ne rechigne pas à mettre au service de son pays à chaque fois que de besoin. Ainsi, dynamique dans le domaine associatif et engagé pour le développement de son pays, il a joué des rôles majeurs dans plusieurs activités ou événements :
– président du Comité national d’organisation de la 8e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC Bobo 96), 23-30 mars 1996 ;
– président du Comité national d’organisation de la 14e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO), 25 février – 04 mars 1995 ;
– président de l’Association des Journalistes du Burkina (AJB) (1990- 1992) ;
– président du Conseil d’Administration du Bureau burkinabè du droit d’auteur (2001-2007) ;
– membre du Conseil d’Administration de SIDWAYA, quotidien public burkinabè (2001-2007) ;
– promoteur du festival Denké-Denké de Dori, festival international des danses traditionnelles (2012-2013).
Au titre du développement, il est constamment engagé dans la recherche de solutions face à la crise socio-politique qui secoue le Burkina depuis 2014, aggravée par l’avènement du terrorisme sur le sol burkinabè. À travers ses conférences et autres communications publiques, Baba HAMA prône le pardon qu’il présente comme une valeur endogène du Burkina. Sa communication menée au colloque en 2023 lors de l’édition décalée de la SNC 2022 est d’ailleurs un plaidoyer pour le pardon, une invite à pardonner pour une cohésion sociale au Burkina Faso. À travers les activités ci-dessous listées, on perçoit un pan des actions de l’artisan de paix et de développent qu’est Baba HAMA.
– Séminaire de formation en Gestion des conflits professionnels (Koudougou, du 05 au 09 novembre 2018) ;
– séminaire de formation en Dynamique de la fixation des objectifs et amélioration de la productivité (Koudougou, du 30 avril au 04 mai 2018) ;
– séminaire de formation en Gestion axée sur les résultats (Koudougou, du 15 au 19 janvier 2018) ;
– atelier sur le développement durable au plan environnemental en Afrique du Centre-Ouest (Yamoussokro, du 1er au 5 juillet 1996) ;
– Séminaire sur la gouvernance et le développement institutionnel (Ouagadougou, du 7 au 11 novembre 1994).
Son engagement politique répond d’ailleurs à ce besoin de participer au développent de son pays et à l’édification d’une société de paix. Convaincu que le Burkina Faso, à l’instar des autres pays d’Afrique, renferme en son sein les moyens de son développement, Baba HAMA a répondu favorablement aux sollicitations de la politique. Il voyait à travers les diverses fonctions politiques occupées, un tremplin pour mettre en œuvre sa vision selon laquelle la culture est facteur de développement. Comme fonctions politiques, on peut citer celles imputables, d’abord au poste de Délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qu’il occupa de 1996 à 2008, puis au poste de directeur de cabinet du ministre de la Santé exercées en 2008, ensuite à celui de directeur de la communication et de la presse présidentielle de 2009 à 2011. De janvier à avril 2011, il devient ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, et d’avril 2011 à octobre 2014, il est ministre de la Culture et du Tourisme. Alors, comme l’a écrit le journal en ligne, Le Faso.net (18 juin 2024) au sujet de Baba HAMA, « l’homme pétri d’une solide expérience dans le monde des médias, est entré aussi dans le sérail de la haute administration burkinabè » . Admis à la retraite administrative le 20 octobre 2019, Baba HAMA continue de mettre sa plume et son talent au service de son pays. L’impact et l’immensité de son action pour son pays et pour le monde ont plus d’une fois été reconnus et matérialisés par des distinctions honorifiques, aux plans national et international :
– Chevalier de l’Ordre de Mérite des Arts, des Lettres et de la Communication du Burkina Faso : 1999
– Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres de la République Française : 2001
– Officier de l’Ordre National du Burkina Faso : 2012 ;
Baba HAMA brille par sa créativité, son attachement à la culture, son humanisme, et par les actions multiformes qu’il a posées à tous les niveaux de responsabilité et mises au profit du rayonnement de son pays. La longévité qu’il a eue à la tête de la plus prestigieuse institution du cinéma africain, en l’occurrence le FESPACO, est preuve de son dévouement et de ses compétences dans le domaine du cinéma. Il a mis les onze ans et demi passés aux commandes du cinéma africain au profit du renforcement des acquis de l’institution et de grandes innovations au rang desquelles l’érection du FESPACO en Établissement public à caractère administratif (EPA) intervenue le 6 avril 1999 avec son corollaire de changement de titre de son premier responsable qui cesse d’être Secrétaire permanent pour devenir Délégué général, la relance et la promotion des ciné-clubs. Son action à la tête du FESPACO, ses multiples participations aux jurys et ses diverses actions du cinéma font de lui un grand promoteur du cinéma africain, voire mondial.
En somme, Baba HAMA est un journaliste-écrivain dont le parcours est un exemple de réussite qui fait l’unanimité. Il a mis sa plume et son statut d’écrivain au service de son pays à travers de grandes thématiques du développement. Sa production littéraire s’emploie à dédramatiser les perceptions que d’aucuns se font des conditions de vie dans certaines parties du pays, le Sahel notamment. Son incontestable réussite professionnelle ne l’a pas détourné de son devoir d’intellectuel, celui d’être le porte-voix de son peuple et de dévoiler sa culture et d’exposer son charme, toute chose qui participe de la cohésion sociale. Baba HAMA est une Étoile dont la brillance éclaire le Burkina et les Burkinabè sur bien de domaines comme le journalisme, la littérature et la communication. Aucune histoire de la radio diffusion du Burkina ne peut s’écrire sans le nom de Baba HAMA, tout comme une vue du FESPACO ne peut se faire sans le nom de Baba HAMA gravé en lettres d’or. De même, il a fortement contribué à extérioriser l’image du Burkina Faso par ses participations aux jurys de grandes compétitions de diverses obédiences. Autant de raisons qui font de Baba HAMA une fierté nationale et un modèle pour la jeunesse burkinabè de quelque époque qu’elle soit.
Détails

Nom : HAMA
Prénom : Baba
Statut : Journaliste (Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la Communication) / Écrivain
Date et lieu de naissance : 20 octobre 1959 à Dori, province du Sèno
Nationalité/Citoyenneté : Burkinabè
Nom du domaine d’excellence: Journalisme, Art & culture
Étendue du domaine d’excellence : International
