Présentation
Seydou Zongo dit « Zêdess » est chanteur, auteur et compositeur. Né en 1966, il partage sa vie entre le Burkina Faso et la Belgique. Il a effectué ses études primaires, secondaires et supérieures au Burkina Faso et obtenu une Licence au département d’anglais de l’Université de Ouagadougou. SA CARRIÈRE MUSICALE Zêdess commence sa carrière musicale dans l’Orchestre de l’Université de Ouagadougou avec des artistes tels qu’Eugène Kounker, Amity Méria et Saint Dame. Il enregistre son premier titre en 1990 ; celui-ci figure dans le deuxième album de l’Orchestre de l’Université de Ouagadougou. En 1992, il lance véritablement sa carrière musicale avec sa première cassette intitulée « Y a plus de boulot », dans laquelle il raconte la galère des jeunes Burkinabè. En 1995, il sort « Embouteillage », enregistré à Abidjan en Côte d’Ivoire. Il y poursuit, avec humour, son observation de la vie ouagalaise et sa dénonciation des travers des sociétés africaines. En 1996, sa popularité lui permet d’effectuer une tournée à guichets fermés dans les grandes villes du Burkina Faso, tandis que ses chansons commencent à être diffusées par de grandes radios internationales présentes sur le continent. La musique de Zêdess associe le reggae aux rythmes traditionnels burkinabè, notamment le warba et le wiré. Il accorde également une grande importance aux textes et au choix du français afin de toucher un public plus large. Ses chansons abordent le quotidien, les difficultés économiques, l’administration, les relations sociales et les questions de société, dans un style mêlant humour, satire et volonté de conscientisation. En 1997, il sort « Où allons-nous ? ». Des titres comme « Directeur Voleur » et « Abus d’Autorité » dénoncent la corruption et certaines séquelles de la colonisation, tandis que « Mon Voisin est un con » traite d’un thème de société plus universel. En 1998, le label Lusafrica lui propose de réunir plusieurs de ses meilleurs titres remixés sur un album. Une chanson du projet est produite à la demande de Handicap International dans le cadre de son combat contre les mines antipersonnel. Après une tournée européenne durant l’été 1999, Zêdess sort en septembre 2000 l’album international « Accroche-toi ». En 2003, il participe à la compilation « Drop the debt », aux côtés notamment de Césaria Evora, Tiken Jah et Lokua Kanza, avec le titre « Cadeau empoisonné », afin de soutenir l’annulation de la dette du Tiers-Monde. En décembre 2004, il présente à Ouagadougou un nouvel album international, ensuite lancé sur le marché européen en 2005. Il y aborde notamment les thèmes du licenciement, de la solidarité, de l’enfance, du téléphone portable et de différents sujets de société. Pour Zêdess, la musique constitue un « cinquième pouvoir » capable de contribuer à la conscientisation et de combattre l’ignorance. Au fil de sa carrière, il réalise également des collaborations avec des artistes et groupes tels que Mama Kouyaté, Meiway, Massilia Sound System, Starflam, Farida et Madina. La presse nationale l’a surnommé « l’étalon de la musique burkinabè ». En février 2005, les autorités burkinabè lui accordent une reconnaissance officielle pour ses quinze années de carrière nationale et internationale. Zêdess s’est aussi exprimé sur des sujets politiques et sociaux à travers ses chansons. Son single « Un Hongrois chez les Gaulois » s’inscrit notamment dans le débat politique français autour de Nicolas Sarkozy, alors candidat à l’élection présidentielle de 2007. Son parcours lui vaut d’être élevé au rang de Chevalier de l’Ordre du Mérite au Burkina Faso le 27 février 2005. Le document source mentionne également sa distinction comme Officier de l’Ordre de l’Étalon.