Présentation
Mamadou Djim Kola est l’un des pionniers du cinéma burkinabè et une figure fondatrice de l’industrie cinématographique nationale. Né en 1940 à Ouagadougou, il développe très tôt une passion pour le cinéma, influencé notamment par son environnement familial et son exposition précoce aux projections cinématographiques. Initialement instituteur, il poursuit sa passion en se formant au cinéma en France, notamment au Conservatoire indépendant du cinéma français (CICF) et auprès de Jean Rouch. À son retour au Burkina Faso, il devient l’un des rares cinéastes formés du pays et participe activement à la structuration du cinéma national. Son film « Le Sang des parias », réalisé en 1972 et présenté au FESPACO en 1973, marque une étape décisive dans l’histoire du cinéma burkinabè, lui valant le prix d’encouragement du jury. Cette œuvre symbolise la naissance du cinéma national et positionne Djim Kola comme un pionnier incontournable. Au-delà de ses réalisations, il joue un rôle majeur dans l’organisation et le développement du secteur cinématographique africain, en participant à la création du Comité africain des cinéastes et en s’impliquant activement dans la FEPACI. Il occupe également des fonctions importantes au sein des structures nationales et interafricaines de production et de distribution cinématographique. Surnommé affectueusement « le doyen » par ses pairs, Mamadou Djim Kola laisse un héritage durable, tant par ses œuvres que par son engagement pour la promotion du cinéma africain et la lutte contre les injustices sociales. Il décède en 2004 à Ouagadougou, laissant derrière lui une contribution majeure à l’histoire du cinéma africain.